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Placements & prévoyance

Crash boursier – que faire?

3 mai 2024 - Raphael Knecht

Dans l’article suivant, vous découvrirez quelles sont les stratégies que les investisseuses et investisseurs peuvent adopter afin de protéger leur fortune en cas de chute des bourses.

Lorsque les marchés boursiers s’effondrent soudainement, le signal d’alarme retentit alors chez beaucoup d’investisseuses et d’investisseurs. Que pouvez-vous toutefois vraiment faire lorsque votre portefeuille perd rapidement de sa valeur? moneyland.ch vous présente ci-après quelques stratégies usuelles qui peuvent être suivies.

Attendre et boire du thé

Quelqu’un qui investit son argent à long terme et de façon largement diversifiée n’a peut-être pas même besoin de faire quoi que ce soit: le calculateur des taux d’intérêt et des rendements historique de moneyland.ch montre en effet qu’il a pratiquement toujours valu la peine d’investir dans les actions suisses sur le long terme, et cela même lorsque des crises sont survenues en bourse. Quelqu’un qui poursuit une stratégie de type «buy and hold » (acheter et garder, en français) a pu sans problème continuer de s’y tenir par le passé si l’on considère l’évolution des rendements à long terme. Une condition à remplir était toutefois de disposer d’un horizon de placement d’une durée d’au moins dix ans.

Bien sûr, il vous serait possible d’optimiser votre rendement en intervenant dans vos placements en cas de crise majeure. Le problème est toutefois que vous ne pouvez pas savoir à l'avance si l'évolution actuelle des cours correspond effectivement à une crise majeure ou s’il s’agit seulement d’un plongeon temporaire. C'est pourquoi, il n'est pas garanti que les mesures que vous prendrez soient effectivement plus efficaces que si vous faites simplement preuve de patience. De plus, remanier un portefeuille entraîne généralement des coûts supplémentaires.

Les investisseurs ne peuvent toutefois jamais se croire entièrement à l'abri. On sait en effet que l'évolution historique ne permet pas de faire des prévisions concernant l’évolution future des cours. La prochaine crise pourrait en effet être la première durant 100 ans dont la Bourse suisse ne parviendrait pas à se remettre. Et cela même si ce scénario apparaît très improbable.

 

Miser sur les métaux précieux

En cas de crise, les investisseurs cherchent volontiers leur salut dans ce que l'on appelle les valeurs refuges. Certains métaux précieux comme l'or en font partie. Bien qu'ils soient considérés comme résistants en cas de crise, les métaux précieux sont néanmoins généralement entraînés à la baisse lorsque des krachs boursiers surviennent. Cela s'explique notamment par le fait que de nombreux investisseurs ont à ce moment-là un besoin urgent d’argent – par exemple afin de pouvoir faire face à un appel de marge. Le marché de l'or étant très liquide, les ventes sont plus nombreuses en cas de besoin urgent d'argent chez les investisseurs.

Les prix des métaux précieux se redressent toutefois en général plus rapidement que le reste du marché lorsque les investisseurs commencent systématiquement à réallouer leurs actifs vers ces valeurs refuges. Sur de longues périodes, le prix de l'or se redresse donc déjà souvent nettement, alors même que les marchés des actions sont encore en crise. Certains investisseurs voient donc dans les krachs boursiers une opportunité pour acheter de l'or à bon compte.

Adopter une stratégie défensive

Les titres dits défensifs ou anticycliques sont également considérés comme des valeurs refuges. On les appelle ainsi parce que leur cours n’évolue pas en parallèle de la situation économique. Il s'agit, par exemple, de titres du secteur des biens de consommation et des soins médicaux, où la demande reste assez constante, même lorsque les consommateurs dépensent moins dans d'autres domaines.

Malgré tout, les titres défensifs souffrent également en cas de krach mais en général moins que les titres cycliques. De même, ils se reprennent généralement aussi plus vite.

Les valeurs défensives s'effondrent certes moins fortement mais elles rebondissent aussi moins souvent que les valeurs de croissance spéculatives. Les investisseurs qui se réfugient dans des titres défensifs recherchent donc avant tout un aspect, celui de la stabilité.

Garder son argent sur un compte

Seules les personnes qui investissent en bourse doivent se soucier d’un krach - c'est en tout cas la façon de réfléchir des investisseurs qui retirent sans hésiter leur argent au premier signe de chute des marchés et qui le placent sur un compte bancaire. De cette façon, ils s’assurent de pouvoir préserver au moins la valeur nominale de leur argent et n’encourent pratiquement aucun risque – et si ce crash marque le coup d’envoi d'une phase déflationniste, ces investisseurs réalisent même un bénéfice réel.

Hormis cela, les perspectives de rendements pouvant être obtenus avec une telle stratégie sont toutefois faibles. Les banques suisses ne paient actuellement que peu d'intérêts.

Un des risques de cette stratégie se situe au niveau du timing: si vous réagissez trop tard et que les plus grosses pertes ont déjà eu lieu, se retirer de la bourse ne sert plus à grand-chose. Si, au contraire, vous voulez réagir tôt et que la correction des cours ne s’avère pas être un crash, vous n'avez rien à gagner non plus à ce que votre argent soit désormais placé sur un compte. Et, à l'inverse, vous risquez toujours de manquer le point d'entrée opportun pour revenir en bourse lorsque la situation s'améliore.

Enfin, chaque opération d’achat et de vente de titres entraîne des frais. Vendre l’ensemble de son portefeuille et le reconstituer plus tard peut donc s’avérer nettement plus coûteux que de s’en tenir à une stratégie classique de type «buy and hold» - sauf si votre sens du timing permet de compenser les coûts supplémentaires.

Se défaire de ses placements risqués

La disposition à prendre des risques chez la plupart des investisseuses et investisseurs diminue en période de crise. C'est pourquoi, on assiste souvent à une vente massive des placements spéculatifs lorsqu’un crash ou une récession se profile à l'horizon. Si l’on craint, par exemple, que des entreprises de croissance encore relativement jeunes et petites ne parviennent pas à survivre à une période de vaches maigres, beaucoup d’investisseuses et d’investisseurs se détournent des actions.

Cette stratégie a un inconvénient: en règle générale, les rendements qui peuvent être obtenus sont plus élevés pour les placements risqués. Les gens qui se réfugient, par exemple, dans des valeurs défensives ou qui déposent leur argent sur un simple compte acceptent donc que les bénéfices obtenus, s'il y en a, soient vraisemblablement plus faibles. Mais cela ne devrait guère déranger la plupart des investisseurs, car ils ne s'attendent de toute façon guère à des bénéfices.

Partir à la chasse aux bonnes affaires

Pour les investisseuses et investisseurs dits anticycliques, le krach boursier peut apparaître comme un pays de cocagne: voyant que les cours baissent, les investisseurs et investisseuses saisissent l’occasion pour acheter massivement des titres à des prix discount. Leur espoir est que la tendance à la baisse s’inverse ensuite rapidement et que les titres achetés à bas prix regagnent en valeur. Si cette stratégie fonctionne, ces investisseurs peuvent ensuite réaliser de gros bénéfices en peu de temps. Toutefois, l'investissement anticyclique est considéré comme très risqué. En effet, le succès dépend fortement de la capacité à prévoir avec précision le point d'inflexion de l'évolution des cours. Quelqu’un qui achète des actions à des prix avantageux, mais dont les cours s'effondrent ensuite encore de 50%, devra probablement attendre longtemps avant de pouvoir revendre ces titres de façon rentable.

Toujours est-il que même lorsque le timing n'est pas parfait, acheter des titres en période de faiblesse peut tout de même s'avérer rentable sur le long terme pour autant que les cours des titres achetés remontent aux niveaux d’avant la survenance du krach.

 

Répartir les coûts

Lorsque les premiers signes d'un krach apparaissent sur le marché, maintes investisseuses et investisseurs misent sur ce que l'on appelle l'effet du coût moyen. Ils n'investissent pas un montant important en une seule fois, mais le répartissent en tranches de même importance. Celles-ci sont ensuite placées à l'avance lorsque les cours baissent au cours d’une période donnée. Comme le montant investi pour chaque tranche reste le même, les investisseurs achètent de cette façon davantage d'actions à des prix inférieurs. Les coûts moyens par action diminuent ainsi.

L’intérêt de cette stratégie est le suivant: grâce à l’effet du coût moyen, les investisseuses et investisseurs peuvent tirer parti de fluctuations à court terme sans toutefois risquer de perdre la totalité de leur capital. Et s’il s’avère qu’il ne s'agit pas d'une simple fluctuation mais réellement d’un crash, les pertes moyennes subies sont au moins contenues grâce aux nouveaux achats effectués.

L'inconvénient de cette approche est que si un krach survient, l’investissement par tranches reste moins rentable que si les investisseurs attendent simplement que la reprise s’amorce avant d’effectuer des achats supplémentaires. Les gens qui attendent ne peuvent cependant pas non plus profiter des fluctuations à court terme.

Parier sur une baisse des cours

Avec ce que l’on appelle les ventes à découvert et les options put, les investisseuses et investisseurs peuvent profiter de la baisse des cours boursiers d’un titre ou d’un indice. Lorsqu’une évolution fortement négative se dessine, nombre d'entre eux misent de plus en plus sur cette stratégie.

Le principal inconvénient des ventes à découvert est que, contrairement aux positions longues traditionnelles, le risque de perte peut aller au-delà de la perte totale. En d'autres termes, vous pouvez, certes, réaliser un certain bénéfice grâce à cette méthode mais aussi, en théorie, subir des pertes illimitées. En effet, si, contre toute attente, le cours d’un titre remonte - et dans ce cas, il n’existe pas de limite supérieure, du moins pas en théorie -, vous devrez alors fortement rallonger la mise. Un autre risque à prendre en compte est que vous ne pouvez pas toujours décider vous-même de la durée de vos positions courtes. Compte tenu de ces risques ainsi que d’autres, les ventes à découvert ne conviennent généralement pas aux personnes inexpérimentées en matière d’investissements.

En outre, les ventes à découvert sont très controversées. Certains affirment que les investisseuses et investisseurs qui agissent ainsi tentent de profiter des difficultés économiques des autres. En outre, les ventes à découvert à grande échelle peuvent également contribuer à attiser les situations de crise existantes.

Couvrir ses positions (hedging)

Une stratégie prudente pour les investisseurs qui anticipent des pertes de cours brutales est ce que l'on appelle le hedging. Avec cette approche, ils se protègent contre les variations de prix en utilisant des produits dérivés (par exemple des futures ou des options). Si le prix du titre détenu en portefeuille baisse, la valeur des produits dérivés va alors augmenter. De cette manière, la fortune est préservée malgré la survenance d’un crash.

Ici, il ne s'agit pas d’effectuer un simple pari sur la baisse des prix car lorsque l’on recourt au hedging, les positions existantes ne sont pas vendues pour être remplacées par de nouvelles. Au lieu de cela, on ajoute des positions supplémentaires à son portefeuille.

Cette stratégie présente toutefois quelques inconvénients : en général, ce type de hedging a également pour conséquence que vous ne pouvez pas profiter d’une hausse des cours ou seulement dans une moindre mesure. Vous ne faites donc ni des pertes, ni des bénéfices. C'est pourquoi, il est important d’avoir un bon timing lorsque l’on recourt au hedging. Les coûts liés aux produits dérivés constituent un autre inconvénient à prendre en compte. En outre, cette stratégie ne convient qu'aux investisseurs qui sont en mesure de réunir le capital nécessaire pour financer les positions supplémentaires nécessaires.

Acheter du Bitcoin

Toutes les personnes qui investissent ne se détournent pas nécessairement des investissements risqués lorsque la bourse est en crise. Certains investisseurs considèrent en particulier le Bitcoin comme une sorte de nouvel or. Ils espèrent en effet que cette cryptomonnaie se caractérise par une grande stabilité des prix, en particulier en cas de forte inflation, et qu'elle parvienne ainsi à compenser des pertes de valeur réelles.

En outre, les cryptomonnaies ne dépendent pas directement de l’évolution du marché des actions - c'est pourquoi, il est envisageable que le Bitcoin et consorts parviennent à conserver leur valeur, voire l'augmenter, en cas de krach boursier. Jusqu'à présent, cela ne s'est toutefois pas encore vérifié, car les cryptomonnaies ont même chuté plus violemment que le marché des actions lors de krachs boursiers.

Stopper automatiquement les pertes

Certains investisseurs cherchent à se protéger contre des pertes soudaines en mettant en place des limites appelées «stop loss». L'idée est la suivante: si le cours d'un titre tombe en dessous d'une certaine valeur, il est alors immédiatement vendu. Si le prix devait ensuite continuer de chuter à n’en plus finir, les investisseuses et investisseurs qui ont fixé une telle limite ne sont pas concernés par la suite de l’évolution boursière des titres qu’ils détenaient.

Cette stratégie n’est appropriée qu’en tant que préparation à la survenance d’une telle situation. En effet, si la bourse évolue déjà en chute libre, il est alors vraisemblablement trop tard pour éviter de subir des pertes en plaçant une telle limite. Si l'on cherche encore à vendre, il est très probable que l'on subisse des pertes. De plus, les limites de type «stop loss» ne garantissent pas que vous pourrez nécessairement vendre au prix indiqué. Souvent, le prix de vente effectif est déjà nettement inférieur à la limite fixée, parce que le prix a chuté trop rapidement ou, par exemple, parce que la chute des cours est intervenue en dehors des heures de négoce à la bourse.

Le danger de telles limites est en outre que votre position soit automatiquement vendue, même s’il s’avère ensuite qu’il ne s'agissait que d'une baisse momentanée. Si le cours se redresse immédiatement après, vendre était probablement une erreur. C'est pourquoi, il est important de choisir pour une limite stop loss un prix qui ne pourrait pas être atteint par une simple augmentation de la volatilité des marchés.

Éviter le négoce avec effet de levier

Quelqu’un qui achète à crédit peut se retrouver soudainement en difficulté à la bourse lorsque les cours s'effondrent. De nombreux traders négocient sur le marché haussier avec ce que l'on appelle une marge – soit une garantie en échange de laquelle ils obtiennent un crédit supplémentaire pour faire du négoce en bourse. Mais comme cette garantie dépend généralement elle-même de l'évolution des cours en bourse (par exemple, parce qu'il s'agit d'actions), sa valeur peut elle-même fluctuer et s'effondrer en cas de krach. Dans cette situation, l’appel de marge menace et il se peut alors que les traders soient contraints de vendre au moment le plus défavorable.

Pour éviter les pertes qui peuvent en découler, il peut être judicieux d'abandonner les positions avec effet de levier avant que les cours ne commencent à baisser. Il en résulte bien sûr comme inconvénient que cela réduit alors la taille du portefeuille. Les chances de gain sont donc également plus faibles.

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Rédacteur Raphael Knecht
Raphael Knecht était analyste et rédacteur spécialisé chez moneyland.ch. Depuis, il soutient occasionnellement la rédaction en tant que freelance.
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