frais de gestion de fortune

Frais de gestion de fortune

Lors du choix d'un gestionnaire de fortune, les investisseurs devraient se faire guider non seulement par la performance passée de celui-ci et par son bel agencement de bureau, mais également par les coûts dus.

Dans la présente liste, les coûts et les frais possibles figurent dans la gestion indépendante de fortune et dans le private banking. Les structures des frais sont valables aussi bien pour la gestion de fortune discrétionnaire que pour le conseil en placement (Investment Advisory). La liste suivante peut vous aider lors de la comparaison des coûts entre plusieurs gestionnaires de fortune ou banques.

En principe, sept différents types de coûts ou de frais peuvent être différenciés, dus individuellement ou en combinaison: frais de gestion, d'honoraires, de performance, frais bancaires et taxes sur les produits ainsi que coûts indirects et taxes fiscales.

1.  Frais de gestion

  • Les frais de gestion ou «management fees» en tant que tels s'élèvent habituellement entre 0 et 1,5% du montant de placement par année.
     
  • Start-Up-Fee: frais de démarrage uniques. Ils sont perçus plutôt rarement, s'élevant habituellement entre 0 et 5% de la valeur de placement initiale.

2.  Frais d'honoraires

  • Les gestionnaires et conseillers de fortune peuvent être dédommagés de leurs prestations par des honoraires. Des frais de performance et de gestion ne sont pas pris en compte dans le cas des honoraires de consultation en tant que tels.

3.  Frais de performance

  • On les nomme également participations aux bénéfices. Les frais de performance s'élèvent habituellement entre 5 et 20% du gain annuel. Ils ne sont pas dus chez tous les gestionnaires de fortune.

4.  Frais bancaires

Une multiplicité de frais divers sont dus, qui dépendent de la banque et des prestations sollicitées. Les cinq frais bancaires les plus importants figurent ici:

  • Frais de tenue de dépôt. Il s'agit habituellement de 0,1 à 0,5% par an du montant de placement (avoir en dépôt).
     
  • Frais d'administration. Il s'agit habituellement de 0,1 à 0,2% par an de l'avoir en dépôt.
     
  • Frais de tenue de compte. Il s'agit habituellement de 0 à CHF 100.– par an et par compte.
     
  • Courtages. Ils sont dus lors de l'achat et de la vente de titres. Ils varient selon le type du titre. Il s'agit habituellement de 0,2 à 2% du volume de transaction. Comparez également à cet effet à l'aide du comparatif de trading en ligne.
     
  • Frais de conversion de devises étrangères. Ils sont dus lors de l'achat ou de la vente de titres dans une devise étrangère. Il s'agit habituellement de 0,05 à 0,15% du volume de transaction.

5.  Taxes sur les produits

D'autres frais peuvent être dus, dépendant des produits achetés (comme par exemple des fonds de placement, des fonds spéculatifs). Les titres uniques tels que des actions et des obligations ne sont généralement pas concernés (les courtages sont pourtant dus).

  • Taxes sur l'achat de produits. Habituellement entre 0 et 5% du montant investi.
     
  • Taxes sur la vente de produits. Habituellement entre 0 et 3% du montant investi.
     
  • Taxes de gestion de produits. Habituellement entre 0,1 et 2,5% du montant investi.

6.  Rétrocessions et coûts indirects

  • Les rétrocessions (également nommées rétros ou ristournes) ne représentent pas des coûts au sens strict; elles sont cependant considérées par les critiques bancaires comme des «frais indirects». L'argument: comme les rétrocessions appartiennent au client selon la décision du Tribunal fédéral, mais continuent d'être fréquemment revendiquées par les gestionnaires de fortune, elles peuvent être comprises comme frais ou taxes indirects. Les rétrocessions sont controversées, pouvant conduire à des conflits d'intérêts. Dans le pire des cas, de tels conflits d'intérêts conduisent finalement à une plus faible performance ou à des frais de production plus élevés pour le client. Le montant des rétrocessions varie fortement selon le placement ou la banque. De plus en plus de banques renoncent complètement aux rétrocessions, exigeant cependant en contrepartie des frais de gestion plus élevés.

7.  Taxes fiscales

  • En outre, diverses taxes sont dues, parmi celles-ci les droits de timbre (par exemple dans le cas de transactions) ou la TVA (par exemple dans le cas de taxes de dépôt).

Ces différents types de taxes sont mis en évidence de façon différenciée selon le gestionnaire de fortune ou la banque. Un comparatif des taxes dans le cadre de la gestion de fortune en vaut la peine.

Les banques suisses tendent de plus en plus à regrouper ces différents types de taxes en une taxe forfaitaire unique. Les taxes forfaitaires également ne couvrent que rarement tous les coûts de manière exhaustive. Un comparatif des frais de gestion de fortune en vaut la peine.

Votre rédaction moneyland.ch

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