Les dix plus grands pièges financiers en Suisse

Dans le guide suivant de moneyland.ch, découvrez quels sont les principaux pièges financiers qui vous guettent.

En Suisse, le salaire moyen se situe à un niveau relativement élevé en comparaison de la plupart des autres pays. Il peut en résulter que beaucoup de Suissesses et de Suisses adoptent une attitude quelque peu insouciante par rapport à l’argent. Pourtant, la Suisse est un endroit trop cher pour que l’on puisse se permettre des erreurs en matière financière. De mauvaises décisions sur le plan financier peuvent entraîner d’importantes pertes.

moneyland.ch a compilé ci-après les dix principaux pièges financiers.

1. Caisses maladie

Il est impossible en Suisse d’échapper aux primes de l’assurance de base obligatoire des caisses maladie. Néanmoins, vous pouvez perdre chaque année plus de 1000 francs, si vous choisissez le mauvais prestataire, un modèle inadaptée ou une franchise inadéquate. Effectuer chaque année une comparaison des primes actuelles des caisses maladie, choisir la franchise adéquate et le bon modèle peut vous éviter de payer des primes trop élevées. De même, choisir une mauvaise assurance d’hospitalisation dans le domaine stationnaire ou une assurance complémentaire ambulatoire inadaptée peut vous revenir cher si vous ne comparez pas au préalable.

2. Leasing et crédits

Prendre en leasing des véhicules à moteur, des meubles ou des appareils électroniques est très répandu en Suisse. D’un point de vue financier, le leasing est toutefois rarement sensé. Le leasing de voitures revient particulièrement cher: en plus de payer des taux d’intérêt élevés, vous devez, en tant que conducteur d’un véhicule pris en leasing, également satisfaire à des obligations coûteuses. En font partie l’entretien régulier dans des garages et la conclusion d’une assurance casco complète onéreuse. Au final, vous n’êtes pas même propriétaire du véhicule pris en leasing. Découvrez d’autres conseils à propos du leasing de voitures dans le guide suivant.

De même, il ne vaut pas la peine de recourir à des crédits privés d’un point de vue financier. Si vous avez tout de même besoin d’un crédit, il faut absolument que vous compariez les conditions proposées étant donné que celles-ci varient d’un prestataire à un autre. Soyez en outre attentif au fait que les coûts du crédit augmentent avec la durée.

3. Fonds gérés activement

Quelqu’un qui a mis suffisamment d’argent de côté sera en général tôt ou tard contacté par sa banque en vue d’un «entretien sans engagement». Pourtant, il n’est pas rare que le conseiller bancaire tente alors malgré tout de vous refiler un fonds ou un mandat de gestion. La plupart du temps, les produits proposés sont des fonds de placement gérés de manière active, souvent désignés sous le terme de fonds stratégiques.

Problème: la gestion active renchérit les coûts de ces fonds, ce qui se répercute ensuite négativement sur le rendement obtenu. Souvent, les frais de gestion de tels fonds dépassent 1% par an. Les fonds passifs, comme les ETF, sont significativement meilleur marché mais les banques ne les vantent que rarement étant donné qu’ils rapportent moins de commissions. Autre alternative existant désormais aussi en Suisse: les gérants de fortune numériques qui placent votre argent à partir de 0,5% de frais. La solution la moins chère est généralement d’acheter les titres directement auprès d’un courtier en ligne avantageux.

4. Abonnements aux télécoms

Les smartphones sont devenus indispensables dans la vie quotidienne en Suisse aussi. Toutefois, même si les coûts des abonnements des téléphones portables diminuent d’année en année, les coûts moyens des contrats de téléphonie mobile restent encore étonnamment élevés en Suisse. Il vaut ainsi la peine de procéder à une comparaison régulière des abonnements de Natel que vous utilisez. Quelqu’un qui utilise peu son téléphone portable devrait aussi prendre en considération les offres à prépaiement qui sont souvent meilleur marché que les solutions avec abonnements. Evitez en outre de signer des contrats qui vous engagent à rester auprès d’un même fournisseur durant plus d’un an. Sinon, cela compliquera un futur changement vers une offre meilleur marché.

5. Transactions boursières

Quelqu’un qui s’y connaît peu en matière de placements devrait renoncer au trading actif. Le négoce avec les devises, les CFD et les produits structurés s’avère particulièrement risqué. Vous pouvez toutefois vous brûler les doigts aussi en achetant des actions. Prenez alors le temps nécessaire pour vous informer de manière approfondie à propos des coûts et des risques liés au négoce boursier. Ouvrez si possible d’abord un compte de démonstration avant d’investir en vrai de l’argent. Comparez aussi les coûts des différentes plateformes de trading en ligne avant de vous décider pour un prestataire. Les frais demandés pour le négoce de titres en ligne varient beaucoup d’une banque à une autre.

6. Hypothèques

Choisir une mauvaise hypothèque peut vous coûter des milliers de francs. Il est dès lors essentiel de comparer les conditions avant de conclure une hypothèque et de demander des offres auprès de plusieurs prestataires. Soyez aussi attentif au fait qu’il est possible en Suisse de négocier les taux d’intérêt des hypothèques. En outre, acheter n’est pas toujours le meilleur choix d’un point de vue financier. Même quelqu’un qui a les moyens de s’offrir une hypothèque peut, selon les circonstances, mieux s’en sortir en optant pour un contrat de location. En utilisant le calculateur de moneyland.ch qui compare la location et l’achat, vous avez la possibilité d’évaluer si l’achat d’un bien immobilier constitue pour vous la bonne décision sur le plan financier.

7. Assurances auto

Si vous n’avez pas la bonne assurance pour votre propre voiture ou moto, un accident peut vous coûter cher. Inversement, beaucoup de détenteurs de véhicules ont une assurance inutile ou trop chère. Par exemple, il vaut la peine d’avoir assurance casco complète seulement lorsque l’on a une voiture neuve. Avec l’assurance responsabilité civile automobile, vous pouvez aussi économiser beaucoup d’argent si vous comparez et optez pour l’offre d’assurance la moins chère. De plus, vous ne devriez pas craindre de négocier certaines conditions, comme le niveau de bonus par exemple.

8. Impôts

Vous êtes naturellement obligés de payer les impôts que vous devez conformément à la loi. Toutefois, beaucoup de Suissesses et de Suisses paient trop d’impôts car ils ne savent pas quelles sont les dépenses qu’ils peuvent déduire de leur revenu imposable. Et le fait que les règlements fiscaux sont susceptibles de varier d’un canton à un autre complique encore la donne. Recourir à un conseiller fiscal compétent peut, selon les circonstances, en valoir la peine. Grâce aux possibilités d’optimisation fournies par l’expert, vous pouvez économiser de l’argent aussi durant les années qui suivent. Vous trouverez ici une série de conseils en matière fiscale.

9. Des factures payées avec du retard

Les créanciers ont le droit, même en l’absence d’arrangement particulier, d’appliquer un taux d’intérêt de 5% sur les factures qui n’ont pas été payées dans les délais. Dans le cas des cartes de crédit, le taux d’intérêt effectif annuel peut atteindre jusqu’à 12% si vous ne payez pas à temps la facture de votre carte de crédit. S’y ajoutent des frais de rappel. Si vous tendez à négliger les délais de paiement, vous devriez si possible utiliser la procédure de recouvrement direct pour les versements réguliers ou lorsqu’il s’agit de régler les factures des cartes de crédit.

10. Affiliations et abonnements

Beaucoup de Suissesses et de Suisses paient des frais pour des abonnements ou des affiliations à peine utilisés. En font partie les abonnements à Internet, au réseau fixe ou à des revues ainsi que les affiliations à des clubs, des associations ou des studios de fitness. De même, les coûts récurrents pour des cartes de crédit additionnelles ou des assurances complémentaires auront un impact négatif sur votre portemonnaie. Si vous souhaitez améliorer votre situation financière, prenez le temps de passer à la loupe tous vos frais récurrents et interrogez-vous si vous avez réellement besoin de ces offres. Même de petits versements, lorsqu’ils s’additionnent, finissent par représenter des sommes importantes.

Comparatifs:
Assurance maladie
Crédits
Courtiers en ligne
Hypothèques

Au sujet du magazine Moneyland

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